# Christophe Ono-dit-biot

Publié le : 25/07/2018 14:33:03
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# Christophe Ono-dit-biot

« Croire au merveilleux » de Christophe Ono-dit-biot

l'instant blog par Valérie Journois

On l’avait sur notre table de nuit depuis plusieurs mois. On l’a pris, reposé, mis de côté. Et on a bien fait, il fallait que ce soit le bon moment.  On avait lu « Birmane », qu’on avait vraiment bien aimé. Mais « Plonger » nous avait troublée, et c’est pour ça qu’on hésitait avec ce livre-là. Car « Croire au Merveilleux » vient comme une suite qui nous permet de retrouver César veuf inconsolable, resté seul avec son petit garçon et ses questions, deux ans après le décès de sa femme Paz.

Éploré, déboussolé, il se sent incapable d’assumer son rôle de père et de vivre avec l’absence. Il préfère en finir. Mais alors qu’il avale consciencieusement un certain nombre de pilules vouées à le faire partir pour toujours, il est sauvé par sa voisine, qui sonne et s’incruste juste assez pour lui faire oublier d’aller au bout de son projet. Grâce à Nana, et au petit jeu amoureux qui s’installe entre eux sous fond de lettres grecques anciennes, de mythes fondateurs et de héros tragiques - César est un passionné, Nana est grecque et hyper cultivée – notre (anti)héros reprend goût à la vie. Peu à peu il se sent à nouveau capable d’être un père, capable d’aimer et de jouir de la vie. Et puis… il se réveille dans les bras des pompiers et comprend que c’était un rêve. Un rêve en état de coma, un rêve entre la vie et la mort, entre les ténèbres et le jour. Un rêve au goût de merveilleux. Un rêve comme un oracle. Nana et son mystérieux père lui ont montré le chemin. Le chemin de la vie, le chemin au bout duquel il trouvera la réponse à ses questions, le chemin de la sérénité.

On a lu d’une traite ce livre, autant dire qu’on a adoré. On s’est laissé emporter par cette relation incroyable toute de beauté, de sensibilité et de sensualité, les paysages magiques d’Italie et de Grèce, les errements introspectifs de l’un, la sagesse zen de l’autre, le surprenant mais happy end… Mais surtout, on a compris combien on y croyait au merveilleux. Combien on était convaincue que notre vie est peuplée de signes et symboles, de rencontres non fortuites, d’expériences au bout de la rue, et que le merveilleux c’est de bien de les capter, pour avancer sur notre propre chemin.  Il ne faut jamais cesser de croire au merveilleux !